L’empreinte écologique est un outil qui permet de mesurer la surface de terre nécessaire pour produire tout ce que nous consommons et absorber nos déchets. L’empreinte de l’humanité a pour la première fois dépassé la biocapacité totale de la terre en 1980. Depuis lors, ce dépassement n’a fait qu’augmenter de sorte qu’en 2005, la demande était 30 % supérieure à l’offre, ce qui signifie que nous consommons quotidiennement notre capital écologique au lieu de vivre uniquement sur les intérêt produits.
Issu du travail d’un réseau de chercheurs internationaux regroupés au sein du GFN (Global Footprint Network), l’empreinte écologique est donc à ce jour le meilleur outil capable d’évaluer l’utilisation de notre capital écologique. Par sa forte dimension pédagogique, c’est aussi l’indicateur le plus utilisé pour réaliser des évaluations et comparaisons interétatiques à l’échelle internationale. Le 22 octobre 2008, dans son rapport « Beyond GDP - measurements for sustainable development », le Conseil Economique et Social Européen a d’ailleurs rappelé que l’empreinte écologique « est le meilleur indicateur global disponible sur le développement environnemental soutenable ». C’est l’une des raisons pour laquelle l’Union européenne réfléchit à son utilisation pour mesurer les impacts environnementauxà l’échelle de l’Union.
Le WWF soutient depuis de nombreuses années le développement de l’utilisation de l’empreinte écologique comme indicateur de la performance des politiques publiques et se réjouit donc que des parlementaires s’en saisissent.
Il appelle par la voix de son directeur général Serge Orru « tous les parlementaires à se rallier à cette idée en cosignant la proposition de loi n° 1369 et en faisant inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale cette proposition de loi. Cela montrerait que nos représentants au Parlement ont intégré la caractère inacceptable de la destruction de notre capital écologique dont nous sommes aujourd’hui les acteurs ».
En bref, le resserrement du crédit écologique est un défi mondial. Il nous semble donc important que les politiques publiques de protection de l’environnement soient évaluées à l’aune d’un indicateur prenant en compte le capital écologique de la Terre.
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